vendredi 25 janvier 2008

temoignage

Témoignage de Nathalie
Comment la solidarité amène une famille à devenir propriétaire :
J’ai quitté un logement social pour la sécurité des enfants et de moi-même. Nous nous étions installés
dans le camping Jules César. Mes enfants s’y sentaient bien. Nous avions un grand terrain, des
animaux de basse-cour et le calme.
Un jour, suite à une série d’évènements, tous les habitants du camping ont été expulsés. Les personnes
des services sociaux ont relogé tout le monde (des célibataires et deux couples sans enfants) sauf
nous ; la seule famille avec des enfants.
Entre-temps, nous avions reçu la visite de deux policiers qui étaient venus prendre des photos de notre
caravane et ils nous avaient également dit qu’il y aurait une enquête sociale pour les enfants. Le papa et
moi étions inquiets de ce qu’ils pourraient faire si nous ne trouvions pas de logement.
L’entraide indispensable :
LST m’a proposé, si je le désirais, de prendre l’appartement situé au-dessus de l’asbl.
Je leur ai parlé de la maison de ma grand-mère que je voulais acquérir. Au départ, c’était un projet vaste
car nous ne savions pas par où commencer.
Avec LST, je me suis rendue aux Fonds du Logement des familles nombreuses et nous avons
commencé à rêver que c’était peut-être possible.
A partir de ce moment, nous n’avons plus cessé de remplir des documents, de passer des coups de
téléphone, de nous rendre à des rendez-vous et d’essayer de comprendre ce qui se déroulait à chaque
étape.
Pour la première fois, je me suis sentie soutenue, appuyée.
Grâce à LST, parce qu’ils étaient là à me soutenir, j’ai tenu le coup et je ne suis pas sans toit et seule
avec mes enfants.

temoignage

Témoignage d’une famille qui vit à Jemelle-Rochefort
(Octroi d’un logement conditionné à de nombreuses contraintes)
« Je suis une maman et je vis avec mes cinq enfants dans une chambre insalubre. Nous nous
entassons dans une seule pièce où nous devons vivre, dormir, nous laver, vivre des moments
d’intimité… Nos conditions de vie sont indécentes et intolérables. Les conditions d’hygiène et de sécurité
sont défaillantes. Il nous arrive quand une chambre se libère à côté d’aller y mettre des matelas. C’est la
survie. » (La main dans la main septembre 2005) On peut ajouter à cela le risque de division de la
famille et de placement des enfants à cause des mauvaises conditions de vie. Quelques militants de
LST vont interpeller le bourgmestre. Un logement de l’AIS est finalement attribué à cette famille à
condition que le papa des enfants ne vienne pas dans le logement, à condition d’accepter une guidance
budgétaire et de suivre à ce moment-là les rencontres de l’école des consommateurs

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Témoignage d’une famille vivant dans un parc résidentiel (Somme-Leuze)
(accompagnement-contrôle-dépossession)
M. et Mme X habitent un chalet dans un parc résidentiel. Ils ont cinq enfants. La situation financière est
difficile à cause du chômage et des frais occasionnés par les problèmes de santé d’un des enfants.
Comme le papa conduisait ses enfants en scooter à l’école et devait passer par un chemin de terre,
ceux-ci n’ y arrivaient pas toujours très propres. Il y a eu une plainte de l’école et un avis du CPAS au
SAJ. Pour cette famille, qui est stigmatisée parce qu’elle habite un endroit auquel on associe volontiers
l’étiquette de baraqui, le SAJ met en place un accompagnement avec des moments de contrôle par
l’institution et la présence régulière d’une aide familiale. Voici comment ils ont été dépossédés de leur
vie. « Pour eux, dit la maman, je n’étais soi-disant pas une bonne mère. Une dame venait trois jours par
semaine. Le mardi elle venait faire les courses avec moi. Elle disait ce qu’on devait acheter. Comme si
je ne le savais pas. Elle venait le mercredi après-midi, vers 14h, faire prendre le bain aux enfants. Je
pouvais bien sûr recommencer le soir. Elle faisait le dîner et le souper à ma place Le jeudi, elle venait
nettoyer. Notre vie de famille ne nous appartenait plus. Ils ont en plus exigé de faire une prise de sang
aux enfants. Ils pensaient qu’ils étaient mal nourris. Ils ont décidé que notre fille aînée avait du retard à
l’école. Elle a été mise de force dans l’enseignement spécial à Ciney. A 8 ans, elle devait se lever à 5h
pour le car et ne rentrait que vers 18h. » (La Main dans la Main juin 2001)

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Intervention de Didier
Expulsion de ma famille d’Assesse.
Le samedi matin, on pose une affiche sur ma maison qui la déclare insalubre.
L’insalubrité est le résultat d’un manque de travaux qui ne me permet plus de jouir du bien que je loue
en bon père de famille. Le propriétaire n’a pas effectué le nécessaire.
Le lundi, je vais voir au CPAS afin de trouver une solution à mon problème de logement. On me répond:
« Nous n’avons pas de logement sur la commune pour les enfants et votre femme. Nous pouvons
demander au foyer de femme battue à Namur. »
Le mardi matin, je passe au tribunal car le propriétaire me somme en justice avec le motif suivant que je
ne tiens pas la maison en bon père de famille. Le dossier est reporté pour manque d’éléments.
Sur le chemin du retour je rencontre un ami. Je lui explique ce qui m’arrive. Il me demande si j’ai le
papier de l’expulsion et il me dit qu’il rencontre des amis le soir où il va en parler.
Je repasse par le CPAS de la commune qui me répond qu’ils n’ont toujours rien. Je leur rappelle que
l’expulsion aura lieu demain, ils me disent que je ne dois pas m’inquiéter, que je ne serai pas à la porte,
et que pour les enfants ils pouvaient les placer en pension le temps que je retrouve quelque chose. Mes
enfants sont devenus un fardeau !
Le mercredi 9 heures, jour de l’expulsion, je me rends à la commune afin de voir si ils ont du nouveau
pour moi. Ils me répondent que je ne dois pas m’inquiéter, qu’ils s’occupent de tout.
9H45, je retourne à la commune où je demande s’ils ont trouvé. Ils me répondent que je ne dois pas
m’en faire, qu’ils s’occupent de tout.
10h, une camionnette se range dans la cour. Mon ami sort de celle-ci. Il se présente comme des amis
de LST (Luttes Solidarités Travail). Nous buvons un café et je décide de retourner à la commune. Deux
personnes me demandent si elles peuvent m’accompagner et j’accepte. Je pose la même question, la
réponse devient différente. Ils me demandent qui sont les personnes qui m’accompagnent. Ils se
présentent et on me dit que le bourgmestre est absent et le président du CPAS aussi. Ils vont les joindre
par téléphone pour leur demander ce qu’ils doivent faire, que je ne dois pas bouger de la maison et
qu’ils me contacteraient.
17h, ils arrivent et me conduisent dans un couvent où nous devons passer deux jours.
Le jeudi, je vais à LST Namur pour me faire accompagner au service social 24/24h. Je parle de mon
problème de logement pour moi et ma famille. L’assistante sociale me dit que pour mes enfants, elle
peut les placer en institution le temps que je recherche un autre logement.

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Intervention de Jean Marie et Thérèse
Nous sommes les parents d’une famille nombreuse. Nous avons dix enfants.
Nous provenons chacun d’une famille nombreuse où les revenus étaient faibles et souvent incertains. Le
combat pour trouver un logement a toujours été présent dans le quotidien de nos familles.
Après être entrés dans notre vie de parents en fondant une famille nous avons dès le début été
confrontés à la difficulté de nous loger. Mêmes nos parents ne pouvaient pas nous « dépanner ». Du fait
des législations sur la cohabitation, et des règlements dans le logement social nous devions trouver un
logement.
Nous voulions éviter les risques de placement avec nos propres enfants.
Nous n’allons pas entrer dans le détail de notre histoire mais souligner deux faits importants.
Après avoir longuement cherché, nous trouvons une maison qui serait mise en location sur La Plante.
Elle est dans un état de laisser aller assez avancé et pleine de « bazard ». Nous obtenons de la prendre
en location et de la remettre en état. Nous donnions un loyer de……….. Fb par mois.
Après quelques années nous apprenons que le propriétaire veut vendre.
Nous sommes une famille nombreuse et nous vivons d’un chômage de chef de ménage.
Il nous paraît difficile de pouvoir devenir propriétaires et de nous porter acquéreurs de la maison.
Des amis du quartier nous soutiennent dans ce projet et nous aident à réaliser les démarches.
Finalement nous pouvons acquérir cette maison grâce à un prêt social.

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Intervention de Jean-François, lue par Fabien
Actuellement, Jean-François est reparti dans une autre ville pour tenter d’enfin retrouver un logement.
A sa sortie d’hôpital au début de l’été 2006, il apprend son expulsion de son logement à Verviers.
Dans le courant du mois de Juillet il revient alors à Namur.
Passage par l’abri de nuit et demande d’hébergement dans une maison d’accueil de la région.
Fin Juillet une place est disponible en maison d’accueil.
A la mi- septembre il se voit refuser plusieurs logements pour lesquels il était candidat. Il décide à ce
moment d’aller voir dans une autre ville.
Il cherche une place disponible dans un centre d’accueil. Il en trouve une dans un délai d’une semaine à
Arlon.
Il décide d’aller chercher par là puisque c’est dans cette ville qu’il trouve un centre d’accueil qui lui
permettra peut-être d’entamer une recherche en versant une participation financière qui ne prend pas
l’ensemble de son revenu.
Nous voulons vous partager une réflexion dont JF avait commencé la rédaction suite à une de ses
nombreuses visites pour un studio ou une chambre garnie.
« Je vous écris pour vous raconter ma démarche pour une recherche de logement, suite à un passage à
l’abri de nuit, j’ai fait des recherches pour obtenir un logement. Je suis inscrit dans les logements
sociaux et à GLN (Gestion Logement Namur, AIS).
Après plusieurs visites de logements privés qui m’ont été refusés, dans une dernière rencontre avec un
propriétaire je me suis vu remettre un document me fixant des conditions à remplir.
Il est clair que je suis dans l’impossibilité de remplir ces conditions.
« Mon avenir est-il de rester dans la rue ? »
« Non, mon avenir je ne le vois pas dans la rue, mais comment faire pour avoir un logement ? »
En annexe copie du document avec les conditions du propriétaire pour le logement 76 rue ND. À Namur.

Lettre ouverte

bonjour,Je me permets de vous écrire car je me demande parfois si les politiques se rendent compte des nombres d’aberrances qui pousse les gens de ce pays à frauder volontairement et obligatoirement !Je vous explique en très court mais démonstratif.Nous somme un ménage de Mons, avec quatre enfants, deux d’ un premier mariage de ma concubine et deux de notre relation amoureuse qui dure depuis quatre ans.Nous avons tout deux droit aux allocations de chômage mais attendu que les lois dans se pays nous force à évidement ne pas pouvoir cumuler, pour pouvoir vivre avec Madame, j’ ai du renoncer à mes allocations qui se monte à près de 1000€ part mois au vue de mes diplômes et avec de pension alimentaires à payer à mon ex femme.Il faut savoir que malgré ce fait, nous avons perdu plus de 100€ sur les allocations familiales, nous avons perdu plus de 400€ sur l’année fiscale aux contributions et nous avons perdu des avantages non négligeables au niveau de la mutuelle etc. Alors que je suis sans ressources !!Trouvez vous normale que pour vivre et pour me permettre de travailler dans cette situation, car, il faudrait pour mériter mon salaire avec unA2 en automation, que je puisse gagner envieront 1000€ de perdu plus 900€ de ma concubine, ce qui ferais un salaire de près de deux milles €euros net !! , qui donne encore ca, quelle patron et dans quelle secteur peut encore il donner cela !! . Avec mes diplômes, on m’ offre royalement pour un horaire full un pécule de 1200€ net, preuve et expérience à l’ appui.Je résume l’ absurdité …Je fais gagner chaque mois près de mille euros à l’ état belge et aux concitoyens chaque mois, et en récompense à cela, on nous taxe méchamment sur tout, y compris, les allocations familiales ! Sans compter le manque de reconnaissance de droit pour deux personnes qui vive ensembles non marié contrairement au baba, Mr, qui essaie de nous faire gober le contraire…Donc , je le dis ouvertement , ::: solutions ::: , ou je fait comme des milliers de personne dans ce pays , je prend une boîte postale ou un domicile fictif et je retouche mes allocs , ou je m’ expatrie et prend un domicile ailleurs pour travailler , ce qui me ferais encore du bénéfice dans le paiement des mes taxes auto etc..Le problème et simple et la perte d’ argent à cause de cela énorme dans ce pays alors qu’ il suffirait d’ octroyer les mêmes avantage fiscal et allocataires qu’ à un statut de cohabitant avec un plafond de 1400€ d’ allocation. Cela vous permettrais de regagner déjà sur les chômeurs fraudeurs un cota de 400€ part mois !! . Sans compter que sur les travailleurs, beaucoup reprendrais le chemin du travail avec se genre davantage. Je peut vous dire que nous avons énormément de gens compétent dans ce pays et prêt à travailler et retrouver une vie sociale et c’ est pas en tapant des milliards dans les plans d’accompagnement qui foute les gens dehors du chômage que l’ on retrouve ensuite dans les Cpas , au niveau des justices de tout niveau , SAJ ,BAJ , problème avec les enfants grave ou moins grave à traiter , problème de santé , problème de fuite du pouvoir d’ achat etc.. ET qui coûte aussi de l’ argent à l’ état part millions, sans compter, l’octroi de millions à des patrons qui n’ engage qu’ à court terme et jonglant avec les primes en payant le smig…Il faudrait comprendre que le roi jadis au 16èmes siècle n’ étaie pas aussi intelligent que nos politique actuelle et avais surtout beaucoup moins de moyens. On se croirait pourtant revenu à ce temps, reprenant les habitudes des anciens pour pouvoir survivre …Je pense que le problème social des gens est là !! , régler cette équation et le pouvoir d’ achat redémarrera avec le reste et les fraudes à l’ emploi diminueront considérablement car ca ne fait plaisir à personne de devoir frauder pour survivre.De plus, rétablissez le droit de domicile dans les camps de camping, ca permettrais à beaucoup de familles qui vivent à l’ hôtel, dans leurs voiture ou chez des tiers de retrouver un chez eu momentané à défaut d’ un taudis à 800€ part mois !! . j’ ai personnellement vécu en résidentielle et je peux vous dire que l’ on vit magnifiquement bien et avec plus de confort que dans la plus part des habitations que l’ on retrouve en location à des prix astronomique.Le mot de la fin,Que l’ on bouge Messieurs les politiques dans ce pays en matière de sociale avant tout !! , car quand le belge se réveillera, l’extrémisme passera et il sera trop tard pour agir ! De simple mesure qui n’ engage à peut de risque sauveront ce pays.Je sais que probablement, les responsables tel que vous ne lirons pas ce courrier mais l’ immobilisme tue ce pays, une pétition dans ce sens sera lancée prochainement sur le sujet part les voie d’internet.Cordialement,